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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

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Festival international de la BD | 28 janvier 2008

Pour la première fois, je me suis rendue au festival de la BD d'Angoulême. C'était jeudi dernier, le 24, et il n'y avait pas encore trop de monde. Ouf. Pour une angoissée de la foule comme moi, c'était PAR-FAIT...

En une journée, j'ai donc navigué entres les différentes « bulles », c'est-à-dire les espaces qui abritent les divers exposants ou expositions.

J'ai fait un tour sous la bulle des éditeurs indépendants et, bien sûr, sous la sacro-sainte bulle des « grands » éditeurs (bienvenue dans le temple de la consommation...). La quantité de bandes dessinées est absolument impressionnante et on se trouve vite dépassé dans cette mer d'albums.

Les éditeurs se mettent en frais pour proposer des stands qui rivalisent d'affiches ou de décors cartonnés aux couleurs des héros qui font leur renommée. J'ai ainsi pu tomber sur un énooooorme décor cartonné des Aigles de Rome de Marini que j'ai lu il y a peu, véritable régal des yeux.

En revanche, les files d'attente pour les dédicaces sont absolument rhédibitoires... Il faut soit être trèèèès patient soit être un fan absolu, prêt à braver tous les obstacles pour obtenir son merveilleux dessin personnalisé...

J'ai pu aussi me rendre au théâtre qui proposait une exposition rétrospective sur les 35 ans du festival avec un film, et également à l'espace Magellis pour voir l'expo « Villes du futur » (décor hyper sympa et écran tactiles très ludiques qui font défiler des planches de BD...), Enfin, je me suis rendue au CNBDI pour visiter l'expo consacrée à Munoz et à la bande dessinée argentine (magnifiques décors pour l'expo sur la BD argentine avec bande sonore qui vous plonge dans l'ambiance !!!)

Mais, bien évidemment, on ne lâche pas impunément une fan de livres comme moi dans un tel lieu de perdition : la librairie du CNBDI s'est vue amputée de deux BD - et seulement 2 parce que mon porte-monnaie ne pouvait m'en octroyer davantage-.

J'ai également découvert les bulles de la bande dessinée chinoise et coréenne et j'ai fait un détour par le manga building où j'ai acheté mon premier manga (Clarabel, si tu passes par là, tout cela est entièrement de ta faute ! ;-)) L'expo du manga building, sur laquelle je reviendrai dans un autre post, était d'ailleurs très sympathique aussi.

Enfin, j'ai pu découvrir les jeunes talents actuels mais aussi les talents de demain grâce au concours de la BD scolaire. Il y avait là d'ailleurs des planches d'une maturité de trait et de fond absolument stupéfiante pour des jeunes entre 6 et 17 ans ! L'expo « Lou » était également très réussie.

En bref, j'ai passé une très agréable journée, dans un cadre sympa : les murs peints d'Angoulême ne se sont jamais autant mieux exprimés que pendant cette journée où les bulles avait envahi la ville. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance qui se dégageait un peu partout, en particulier dans les rues où l'on croisait des individus aux looks d'artistes, cartons à dessins sous le bras...

En revanche, et là, ce sera ma grosse déception, le Festival d'Angoulême c'est aussi la plus grande vitrine commerciale des grandes maisons d'édition de bandes dessinées et tout est fait pour donner envie au quidam de consommer et d'acheter. Alors déjà que l'on paie un pass pour pouvoir pénétrer dans les bulles... c'est une journée qui peut vite revenir à cher... D'autant que les BD vendues ne sont même pas proposées avec la petite réduc des 5% que l'on pourrait attendre étant donnée le nombre hallucinant de gens qui, sur 4 jours, vont remplir allègrement le portefeuille des maisons d'éditions... Bref, comme je le disais plus haut, un vrai temple de la consommation du dessin. C'est un peu dommage, mais c'est malheureusement dans l'air du temps.

Pour terminer, je voudrais accorder ma propre remise des prix pour la mascotte du Festival de cette année, le Fauve, un mignon petit chat noir et blanc de Lewis Trondheim, qui guide le festivalier dans la ville de sa petite bouille sympathique. Il a été mon plus grand coup de cœur.

Si vous voulez connaître le palmarès de cette année et visiter le site officiel du Festival, il faut cliquer ICI .
 

Publié par Alwenn à 11:32:58 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (4) |

Zamyyyyyyyyy... | 29 août 2006

Hier, je
suis allée voir Nos voisins les hommes au ciné. J'ai bien ri. Encore
une fois, on ne m'enlèvera pas de la tête que les dessins animés ont un
meilleur accueil auprès des adultes.

Normal
me direz-vous, l'enfant n'a pas toutes les clés de référence pour
comprendre les allusions et les implicites. Certes. Mais franchement,
les niveaux d'analyse des dessins animés sont toujours super
intéressants et c'est ce que j'aime par dessus tout : prendre un
plaisir fou à regarder comme un gamine des gags burlesques et percer
les clins d'oeil et les références.

Dans
ce film, j'aime beaucoup la critique de la société de consommation,
même si, il ne faut pas se leurrer, tout cela reste très "politically
correct" (C'est quand même fait par des américains... ha, ha, ha...).
Mais bon, c'est quand même assez criant de vérité.

Bref,
je ne regrette pas d'y être allée. Et puis, j'ai encore eu un coup de
coeur : Zammy, l'écureuil fou (en photo en ouverture du post). Un petit
animal SUPER attachant !!! Un bon moment de détente avant la rentrée en tout cas...

Publié par Alwenn à 21:41:22 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (2) |

Pas que pour les enfants | 27 avril 2006

L'âge des glaces 2

Avis : 4/5

RESUME : le mammouth Manny, Sid le paresseux et Diego le tigre aux dents de sabre sont de retour sur les écrans. Au programme : sauver les animaux de la vallée, rien de moins que ça ! En effet, les glaciers fondent à vue d'œil, risquant à tout moment d'engloutir la vallée et ses habitants. Le clan doit trouver une solution, et vite...

Retrouvailles avec toute la petite bande de joyeux allumés préhistoriques pendant 1h30...

Bon, on ne va faire languir personne, on commence par Scrat (photo) : toujours aussi désopilant. Du pur Tex-Avery, j'avais l'impression de voir les démêlées du comique Coyotte. Sauf qu'ici, c'est le fameux gland qui joue le rôle de Bip-Bip... Bonne trouvaille d'ailleurs de la part des scénaristes : puisque Scrat ne parle pas, mais qu'ils ont voulu en faire un personnage à part entière, le film est entrecoupé d'intermèdes « scratiques » régulièrement. Ca permet de ménager le suspense par rapport à la trame de l'histoire du clan et de suivre avec une moquerie non dissimulée les déboires de ce pauvre écureuil... Tordant de rire. Il y a même un épisode où il se bat à la Yoda.

Les répliques sont toujours aussi bien tournées mais alors, par contre, il faut avoir l'esprit vif, ou l'oreille aiguisée, ça dépend, pour pouvoir toujours tout comprendre : certains personnages parlent avec une rapidité étonnante pour un film dont le public est plutôt enfantin.

Deux nouveaux venus : Ellie, la jeune mammouth qui se prend pour un opossum, et ses deux « frangins », deux vrais opossums, eux, Crash et Eddie. Deux petites racailles à poils qui n'ont ni leur langue dans la poche, ni les mains derrière le dos. Une vraie tornade à eux deux ! Que dis-je, un ouragan ! Ils m'ont conquise ! Ellie, un peu moins. Peut-être parce que je n'ai pas trop aimé la tournure mièvre prise à un moment avec l'histoire d'amour entre Manny et Ellie. Je ne sais pas.

Diego, toujours égal à lui-même, sarcastique et plein d'esprit. Un régal.

Sid : (cri du cœur) : j'adoooooooooore ! Alors sur ce coup-là, ils nous ont gâtés avec Sid. Plus tordant que jamais, avec un épisode absolument hilarant, celui de l'enlèvement par une troupe de mini-paresseux. Episode musical très très très réussi ! Et clin d'œil aussi, sans doute car ça m'a fait penser soit à Indiana Jones et le temple maudit ou alors le veau d'or dans les Dix commandements de Cecil B. DeMille. Pour moi, ça a été le meilleur passage du film.

En parlant des clins d'oeils, il y a aussi une scène terrible avec les deux opossums, munis de sarbacanes, qui font un vol plané contrôlé façon Matrix et tourné avec le fameux plan « ralenti suspendu » des frères Wachowski...

Bon. Tout ça, c'est les « plus ». Pour les « moins » (parce qu'il faut de tout pour faire une critique impartiale) :

- l'intermède musical avec les vautours, que j'ai vraiment détesté parce que l'espace d'un instant, j'ai cru que je m'étais trompé de film et que je regardais un disney.

- La montée au bateau qui fait un peu trop épisode biblique de l'Arche de Noé ou bien l'arrivée de tous les animaux de la jungle pour voir le roi Lion, au choix selon ses références culturelles.

- Un mammouth qui nage... hum, hum...

- Les deux monstres aquatiques qui sont inutiles pour la progression de l'histoire -bon, mis à part à la fin où ils ont une utilité, d'accord-

- Enfin, pour des enfants, je pense que c'est un film qui « va trop vite ». L'enchaînement des gags est rapide, sans temps morts ou rarement, et pour un enfant, enregistrer tout, ça doit être dur. Mais bon, le plaisir est là : j'ai autant mêlé mes rires qu'à ceux des bouts de choux qui me cernaient de tous côtés.

Bref, une réussite. Je ne regrette pas.

Publié par Alwenn à 22:24:49 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (0) |

L'Avare... Formidable ! | 17 avril 2006

 Aller au théâtre un vendredi soir (31 mars) après une semaine harassante ? Pour aller voir Molière en plus ? Hum (discret toussotement)... C'est pas gagné...
On peut dire que j'y suis allée à reculons, voir ce spectacle... Eh bien, je n'ai pas été déçue, loin de là ! J'en suis revenue absolument enchantée !

Aller voir l'Avare au théâtre, c'est une gageure : d'abord c'est s'attaquer à un monument... Et si c'est mis en scène à la va-comme-j'te-pousse, ça peut être ca-tas-tro-phique ! Un vrai défi à relever, aujourd'hui, en 2006. Défi brillamment relevé par la troupe de théâtre des Osses, vue au théâtre de Saint-Yrieix La Perche (87).

Le décor ? Sobre et sombre mais rendu profond par les jeux de lumière. Bien vu, la trouvaille des portes dérobées pour cacher la fameuse cassette.

Le jeu des acteurs ? Génial. Superbe Harpagon. J'ai surtout adoré Frosine. Une Frosine absolument désopilante, limite grimée en androgyne avec des nuances de voix détonantes et hilarantes. (Seul bémol : Laflèche. Alors là, je n'ai pas du tout aimé Laflèche, joué par une femme, avec une voix mal posée et un jeu ironique et antipathique au possible : ce personnage a créé chez moi un véritable malaise.)

Et puis, il y avait le charmant Cléante (Benjamin Kratz)... un peu moins bien perruqué qu'avec ses cheveux courts et noirs, mais charmant tout de même...Le costume du XVII lui allait à ravir (je lui aurais bien piqué ses chaussures d'ailleurs, des espèces de bottes à la mousquetaire). Et mes petites élèves ne s'y sont pas trompées : elles ont trouvé la pièce beaucoup plus intéressante dès son entrée. Allez ! Je serais de bien mauvaise foi si je prétendais ne pas y avoir été sensible moi-même !

Bref, deux heures de pur bonheur dans l'univers de Molière qui aujourd'hui encore - chose extraordinaire- fait toujours autant rire le public, ou le surprend dans le retournement final. Je sentais la salle vibrer derrière moi et ça aussi c'était génial. Comment les grandes œuvres traversent le temps et touchent les hommes, moi ça me fait presque venir les larmes aux yeux.

C'est quand que je retourne au théâtre ?

Avec par ordre d'entrée en scène :
Elise : Céline Cesa - Valère : Xavier Deniau - Dame Claude : Anne Jenny - Cléante : Benjamin Kraatz - Harpagon : Roger Jendly - La Flèche : Irma Riser-Zogaï - Maître Simon : Olivier Havran - Frosine : Véronique Mermoud - Maître Jacques : Yann Pugin - Brindavoine : Alfredo Gnasso - La Merluche : Olivier Havran - Mariane : Raïssa Mariotti - Le Commissaire : Olivier Havran - Anselme : Alfredo Gnasso

mise en scène : Gisèle Sallin assistée de Sylviane Tille

scénographie et costumes : Jean-Claude De Bemels - réalisation des décors : Valère Girardin - assisté de Diego Amstutz et des Ateliers Perspectives de Gumefens - réalisation des costumes : Christine Torche - assistée d'Annick Yannopoulos et Emilie Bourdilloud (stagiaire) - patines et accessoires Wyna Giller - coiffures et maquillages : Katrine Zingg - lumières : Jean-Christophe Despond - régie : Yan Benz - musique originale : Caroline Charrière - violons : Anne-Frédérique Léchaire, Gabriella Jungo - alto : Céline Portat - clavecin : Dorota Cybulska Amsler - enregistrement : Studio Artlab, Joseph Rotzetter, Senèdes - Photographies © Isabelle Daccord

Publié par Alwenn à 00:30:53 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (0) |

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